Les performances de SpaceX explosent, mais le cours de l’action s’effondre ! Goldman Sachs soutient : les activités d’IA bouleversent la logique d’évaluation, Citi vise 900 dollars à long terme
Dure·IA
Auteur | Zhang Yaqi
Éditeur | Dure IA
SpaceX a publié son premier rapport post-IPO, affichant des performances nettement supérieures aux attentes dans ses trois divisions principales, ce qui a amené les analystes de Wall Street à revoir collectivement leur valorisation. La logique d’investissement de ce géant des technologies spatiales fait l’objet d’une revalorisation systémique sur les marchés financiers.
Au deuxième trimestre 2026, SpaceX a généré un chiffre d'affaires total de 7,814 milliards de dollars, dépassant d’environ 17% lesestimations de Goldman Sachs et d’environ 15% le consensus du marché. Le bénéfice d'exploitation GAAP a également dépassé les attentes de Goldman Sachs et du marché d’environ 92% et 91% respectivement.
Consécutivement, Goldman Sachs a relevé son objectif de cours sur 12 mois pour SpaceX de 205 à 220 dollars, maintenant une recommandation d'achat. Par rapport au cours actuel de 125,33 dollars, cela implique une hausse potentielle d’environ 76%. Selon la banque, le cours de SpaceX a chuté d’environ 42% par rapport au sommet de clôture post-IPO, le rapport risque/rendement actuel étant attrayant. Citigroup maintient sa recommandation d’achat et son objectif de 200 dollars, tout en réaffirmant sa perspective à long terme à plus de 900 dollars. Au moment de la publication, le cours de SpaceX a chuté de 7,46% après la clôture.
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats, la direction a révélé que l’entreprise visualise maintenant un chemin vers un revenu annuel récurrent (ARR) de 100 milliards de dollars en décembre, et a avancé son objectif de 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel de 2031 à 2030, voire "dès 2029", largement au-devant des attentes du marché.
01
La division IA est la grande surprise, bouleversant le cadre de valorisation actuel
Le segment IA est la principale source de résultats supérieurs ce trimestre. Selon Citigroup, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre pour cette division s’élève à 2,6 milliards de dollars, dépassant les prévisions de Citigroup de près de 24% et le consensus du marché de 27%. L’EBITDA ajusté a atteint 1,146 milliard de dollars, soit plus de cent fois la prévision de Citigroup (environ 10 millions), et a inversé de manière drastique la tendance négative du marché (-300 millions).
Les analystes de Goldman Sachs, Eric Sheridan, Alex Vegliante et Julia Fein-Ashley, indiquent dans leur rapport que les résultats supérieurs de la division IA sont principalement portés par les revenus issus des accords de services cloud. La direction explique que le déficit entre l’offre et la demande de puissance de calcul IA fait que chaque nouvel accord cloud signé est plus rentable que le précédent, avec un retour sur investissement inférieur à un an pour les dépenses d’investissement IA, ce qui pousse le marché à réévaluer la logique d’allocation de capital chez SpaceX.
Sur le plan de l’expansion, la direction a révisé à la hausse l’objectif de puissance informatique terrestre pour fin 2027, passant de 4,2 GW selon Citigroup à 5-10 GW, et indique avoir planifié environ 20 GW supplémentaires. L’approvisionnement en chaîne reste le principal goulot d’étranglement, plutôt que la demande. Goldman Sachs a en conséquence nettement révisé à la hausse ses prévisions de revenus IA pour 2026-2028, en portant notamment l’estimation de 2027 de 34,467 milliards à 70,336 milliards de dollars, soit une hausse de plus de 104%.
Citigroup indique dans son rapport, citant une note de lancement précédente, que le surcroît de revenus IA constaté aujourd'hui pourrait devenir un moteur durable de résultats supérieurs chaque trimestre à venir, renforçant la base du prix cible à long terme au-dessus de 900 dollars.
02
Starlink continue à s’étendre, le réseau terrestre se dessine
La division connectivité prolonge sa dynamique vigoureuse. Selon Goldman Sachs, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre dans ce secteur s’élève à 4,291 milliards, soit 8,6% au-dessus des prévisions. L’EBITDA ajusté est de 2,597 milliards, surpassant les estimations de Goldman de 12,3%. Le nombre d’abonnés Starlink grand public se chiffre à 12 millions, légèrement au-dessus de l’estimation de Goldman Sachs (11,8 millions).
La direction affiche son optimisme concernant le carnet de commandes des clients entreprises et gouvernementaux, soulignant également que le taux de pénétration de Starlink dans l’aviation est encore inférieur à 10%, laissant une marge de croissance considérable. Goldman Sachs prévoit que le flux de trésorerie généré à moyen terme par la division connectivité servira de source majeure de financement pour les besoins en capital des activités d’exploration spatiale profonde et IA.
Citigroup révèle une nouvelle initiative stratégique :SpaceX a indiqué que le spectre acheté auprès d’EchoStar inclura des composants pour les réseaux terrestres. Starlink prévoit de bâtir un réseau au sol utilisant de petites stations et des femto cells pour offrir une connexion sur les bandes mobiles, visant à offrir une bande passante supérieure à celle des opérateurs existants. Citigroup estime que ce plan positionne SpaceX comme le quatrième concurrent potentiel du marché mobile américain, mais souligne également la difficulté de mise en œuvre à grande échelle sans accord national MVNO.
Il est à noter que l’ARPU Starlink reste inférieur aux attentes de Goldman Sachs, mais stable d’un trimestre à l’autre. La direction mentionne qu’avec de nouvelles stratégies de marché localisées, l’ARPU mixte pourrait baisser au fil du temps, ce qui concorde avec les prévisions de Goldman Sachs.
03
Les progrès de Starship s’accélèrent, un jalon de lancement imminent
La division espace a généré au deuxième trimestre 962 millions de dollars de revenus, soit 17,2% au-dessus des prévisions de Goldman Sachs. L’EBITDA ajusté s’établit à -205 millions, le déficit étant fortement réduit, dépassant les estimations de Goldman Sachs de 57,1%.
La direction a donné des informations supplémentaires sur l’avancement de Starship.Selon Citigroup, le quatorzième test en vol de Starship pourrait placer la version V3 des satellites Starlink sur son orbite opérationnelle et marquer la première capture du second étage du vaisseau par le bras « baguettes »—Citigroup estime que si ce jalon est atteint, ce sera un point clé pour libérer la valeur soutenant l’objectif de prix de 900 dollars à long terme. La direction confirme que même si ce n’est pas atteint lors du quatorzième vol, la capture simultanée des deux étages avant la fin de l’année reste un objectif acté. En outre, le problème de l’écran thermique de Starship a été résolu ; une fois validé, il n’y aurait plus de barrières techniques pour la réutilisation totale et rapide.
Goldman Sachs souligne la position dominante de SpaceX sur le marché des lancements spatiaux commerciaux, avec une intégration verticale permettant de réduire le coût par kilo mis en orbite, ce que les concurrents ne peuvent égaler. Goldman Sachs prévoit jusqu’à cinq rampes de lancement d’ici la fin 2027, ce qui pourrait entraîner une révision à la hausse de la fréquence de lancement sur les 12 à 18 prochains mois.
04
Prévisions fortement relevées, des dépenses d’investissement élevées demeurent le principal point d’attention
Ce rapport a conduit Goldman Sachs à réviser massivement ses perspectives de rentabilité pour SpaceX. La prévision de chiffre d'affaires annuel pour 2026 passe de 38,244 à 47,635 milliards de dollars. L’estimation GAAP EBIT bondit de 1,015 à 10,063 milliards de dollars, tandis que le bénéfice par action dilué annuel passe d’une perte de 0,09 dollar à un gain de 1,00 dollar. Pour 2027, Goldman Sachs prévoit une expansion du chiffre d'affaires à 107,432 milliards, soit environ 55% de plus que la projection précédente.
Goldman Sachs utilise une approche d’évaluation SOTP (somme des parties) basée sur les projections de chaque division en 2029, aboutissant à un objectif de 220 dollars, représentant un potentiel de hausse de 90%. Le scénario optimiste cible 285 dollars. Citigroup, fondé sur la moyenne de trois méthodes, cible 200 dollars, et pour la vision long terme au-delà de 900 dollars, mise sur la réutilisation totale de Starship et le déploiement à grande échelle du calcul IA orbital.
À noter : Goldman Sachs prévoit que les dépenses d’investissement resteront élevées. La direction indique que le niveau de dépenses d’investissement par trimestre au second semestre 2026 sera similaire à celui du deuxième trimestre. Goldman Sachs a donc relevé la prévision annuelle de 2026 à 64,589 milliards, et pour 2027 à 189,115 milliards de dollars ; le flux de trésorerie disponible devrait rester négatif plusieurs années. Les deux institutions soulignent que compte tenu du rendement élevé des dépenses IA, le fait de brûler du cash en permanence n’est pas nécessairement un risque majeur. Toutefois, la concentration des pouvoirs, les transactions liées au fondateur, et l’anticipation d’une dilution massive du capital restent des éléments de risque à surveiller pour les investisseurs.
Dure·IA
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
Vous pourriez également aimer
Trump signe un décret : imposition d'un droit de douane de 15 % sur les importations de polysilicium et fixation d'un prix plancher ; les actions des fabricants nationaux de panneaux solaires grimpent en flèche
Le président américain Trump a ordonné l’instauration de nouveaux droits de douane sur les importations de polysilicium utilisé pour les semi-conducteurs et les panneaux solaires, ainsi que la mise en place d’un prix plancher.

Un trader de Goldman Sachs en Corée s'exprime sur le « débat haussier/baissier du stockage » : le marché est « trop pessimiste » quant aux prévisions fondamentales
Justin Park, trader chez Goldman Sachs en Corée, estime que la récente chute du KOSPI résulte des inquiétudes liées au cycle amplifiées par les fonds à effet de levier, plutôt que par une détérioration des fondamentaux. Il considère que les valorisations actuelles sont trop pessimistes vis-à-vis du secteur du stockage. Sous l’effet de la demande liée à la puissance de calcul de l’IA, la pénurie de DRAM pourrait se prolonger jusqu’en 2030, soutenant une rentabilité robuste. Il maintient sa recommandation de surpondération du KOSPI, avec un objectif inchangé de 12 000 points sur 12 mois.
Alors que le rachat de Fox à 22 milliards de dollars entre dans le compte à rebours, Roku (ROKU.US) réalise une performance explosive ! Le bénéfice net du deuxième trimestre a bondi de plus de 15 fois, la publicité et les abonnements augmentant tous deux de plus de 25 %.
Ce rapport sur les résultats est le premier publié par Fox Corporation après l'annonce à la mi-juin de l'acquisition de Roku pour 22 milliards de dollars. Cette transaction devrait être finalisée au premier semestre 2027.


